Rassuré par la victoire aux forceps de l’OM mardi face à l’Union Saint-Gilloise en Ligue des Champions (3-2), Roberto De Zerbi a expliqué certains de ses choix.
L’OM s’est offert un succès vital en Belgique, mais que ce fut chaud. Très chaud. La victoire 3-2 face à l’Union Saint-Gilloise aurait pu virer au cauchemar dans les dernières minutes, fidèle à un scénario trop souvent vécu cette saison. Et Roberto De Zerbi n’a rien caché : la peur de tout perdre a failli encore les rattraper.
« Je suis fatigué. Fatigué mais heureux. (…) On a gagné le match, on a fait une bonne prestation jusqu’au deuxième but de Greenwood. Ensuite, on a eu moins d’énergie physique, surtout les joueurs offensifs. Je pense qu’il y a eu la peur aussi. De façon inconsciente. (…) Les 20 dernières minutes n’ont pas été bonnes. On doit travailler ça », avoue le coach italien, marqué par la frayeur finale. Et comme souvent avec De Zerbi, le onze choisi n’a rien d’un hasard. Ni d’un caprice.
Pavard au repos, Balerdi sacrifié
Très observé après avoir mis sur le banc deux tauliers de l’OM, De Zerbi a parfaitement expliqué ses choix de départ. « Pavard jouait beaucoup et il avait besoin d’un match de pause. Balerdi, c’est un choix technique. Je voulais une défense à quatre et construire à trois, avec deux qui avançaient à gauche et à droite. Les caractéristiques de Murillo et Emerson. En phase défensive, je voulais contrôler Niang, qui est très rapide. Après le carton jaune de Weah, j’avais un problème. » Un décorticage limpide. Une justification chirurgicale. Et une vraie prise de risque… payante.
Greenwood dans le viseur !
Auteur d’un doublé précieux, Mason Greenwood aurait pu repartir avec les louanges. Mais pas avec De Zerbi, jamais dans le confort, jamais dans l’excès de satisfaction individuelle à l’OM : « Greenwood est un grand joueur, mais, à mon avis, il devrait garder le ballon un peu plus longtemps, nous laisser respirer, être plus constant, même en phase défensive. » Le message est clair : talent XXL, mais encore trop de déchet, trop d’impatience, trop de manque de discipline dans les moments chauds.
Une victoire qui soulage… mais qui n’efface rien
Entre une première heure maîtrisée et une fin de match en apnée, l’OM a encore montré ses deux visages. Celui d’une équipe séduisante, inspirée, parfois brillante. Et celui d’un groupe fragile dans la gestion émotionnelle, traumatisé par les points abandonnés ces dernières semaines. De Zerbi l’a compris : la vraie bataille commence maintenant. Celle de la maturité. Mais au moins, ce soir, l’OM a gagné. Et respiré. Enfin.



















