En reprenant l’OL, Michele Kang n’hérite pas seulement d’une dette colossale. La nouvelle propriétaire devra également assumer un bail de sept ans pour un luxueux bureau ouvert par John Textor à Miami.
Le changement de propriétaire ne suffira pas à effacer les erreurs du passé. Alors que Michele Kang prend officiellement les commandes de l’OL, un détail illustre à lui seul l’ampleur de l’héritage laissé par John Textor : le club continuera de financer pendant encore sept ans un luxueux bureau installé à Miami.
Selon les informations de L’Équipe, ce bail signé sous la présidence de l’homme d’affaires américain ne peut pas être résilié. Résultat, l’OL devra débourser plus d’un million d’euros d’ici son échéance, alors même que le club tente de retrouver un équilibre financier.
Une charge supplémentaire dans une situation déjà critique
Cette dépense peut paraître anecdotique face aux chiffres vertigineux des finances lyonnaises, mais elle symbolise les choix de gestion qui ont conduit le club dans une situation délicate.
En seulement quelques années, la dette de l’OL a explosé pour atteindre environ 600 millions d’euros. Michele Kang s’est engagée à effacer une partie de cette dette grâce à une compensation de créance d’environ 262 millions d’euros, mais le club conservera malgré tout près de 350 millions d’euros de dettes, principalement liées au stade.
À cela s’ajoutent un déficit d’exploitation encore estimé à près de 100 millions d’euros cette saison et l’obligation d’injecter rapidement de nouveaux fonds pour assurer la stabilité du club.
De 800 à 30 millions d’euros : pourquoi l’OL a perdu autant de valeur
Lorsque John Textor avait racheté l’OL en 2022, l’opération valorisait le club à près de 800 millions d’euros. Quatre ans plus tard, Michele Kang reprend près de 88 % du capital pour moins de 30 millions d’euros.
Cette chute spectaculaire ne reflète pas uniquement la valeur sportive du club. Les économistes interrogés par L’Équipe rappellent qu’un acheteur acquiert autant les actifs (stade, centre d’entraînement, effectif) que le passif. Avec une dette devenue gigantesque, la valeur des actions s’est mécaniquement effondrée.
Michele Kang face à un chantier de plusieurs années
Le bureau de Miami n’est finalement qu’un symbole des nombreuses décisions qui pèseront encore longtemps sur les finances lyonnaises. Entre les remboursements de dette, les engagements financiers déjà pris et les investissements nécessaires pour relancer le projet sportif, Michele Kang sait que le redressement ne se fera pas en quelques mois.
Le bail floridien, impossible à dénoncer, rappelle que certains choix de l’ère Textor continueront de coûter cher à l’OL jusqu’au début des années 2030. Une illustration frappante du chantier qui attend désormais la nouvelle propriétaire.
"Je mentirais si je disais que j'avais pas pris des risques…" (c) Michèle Kang sur le rachat de l'#OL pic.twitter.com/OZt6DTgMwy
— But! OL (@But_Lyon) June 26, 2026





















