Même s’il se dit prêt à se bagarrer jusqu’au bout pour reprendre le contrôle d’Eagle, John Textor aurait déjà perdu. Mais l’avenir de l’OL ne serait pas forcément reluisant…
Ce samedi, John Textor a publié un communiqué via Eagle Football Holdings pour contester la mise sous administration d’Eagle Bidco décidée par Ares. Pour l’homme d’affaires américain, écarté des commandes de la compagnie l’été dernier, alors que l’OL risquait d’être relégué administrativement en Ligue 2, cette décision est “unilatérale et prédatrice”. Il entend se battre jusqu’au bout pour obtenir gain de cause. Mais un tweet publié par le compte X Gones Radio montre que le combat est perdu d’avance. Car la prise de contrôle d’Ares était écrite noir sur blanc si Eagle ne parvenait pas à rembourser ses dettes. Cependant, le gros point noir, c’est qu’on comprend que l’avenir de l’OL ne se joue pas sur le terrain, via une qualification pour la Champions League, mais dans les bureaux…
« Le défaut survenu en 2025 a activé un mécanisme prévu dès le départ »
« Le modèle financier mis en place autour d’Eagle Bidco reposait sur une dette extrêmement coûteuse, avec des taux très élevés et un mécanisme d’intérêts capitalisés qui a mécaniquement fait exploser le montant total dû au fil du temps. Ce choix a permis de préserver la trésorerie à court terme, mais il a rendu la structure insoutenable à moyen terme, puisque la dette augmentait plus vite que les revenus générés par les clubs. »
« Dans ce système, le créancier principal, Ares Capital Corporation, disposait de garanties très étendues, lui permettant de sécuriser l’ensemble des actifs stratégiques du groupe, y compris les parts de l’Olympique Lyonnais. Ces garanties ne se limitaient pas à un simple droit financier, puisqu’elles incluaient également des leviers de contrôle sur la gouvernance, avec la possibilité de nommer des dirigeants ou de prendre le pouvoir en cas de défaut. Le défaut survenu en 2025 a donc activé un mécanisme prévu dès le départ, permettant à Ares de reprendre la main sur la structure via la nomination d’administrateurs et la mise sous contrôle d’Eagle Bidco. »
« L’issue dépendra de la capacité à trouver un repreneur capable de rembourser la dette »
« Dans ce contexte, la situation actuelle ne relève pas d’un accident, mais de l’application logique d’un montage pensé pour protéger en priorité le créancier, quitte à diluer totalement le pouvoir de l’actionnaire initial. Désormais, l’issue dépendra de la capacité à trouver un repreneur capable de rembourser la dette, ou d’un scénario où les créanciers (Ares / Michele Kang) transformeront leur créance en prise de contrôle directe des actifs (et donc de l’OL). Cette situation place l’OL dans une position d’incertitude stratégique, puisque son avenir dépend moins de ses performances sportives que des décisions financières prises au niveau de la holding. Qui va reprendre l’OL in fine ? »
Le calendrier de fin de saison de l’OL
05/04 : Angers-OL (28e journée de Ligue 1)
12/04 : OL-Lorient (29e journée de Ligue 1)
19/04 : PSG-OL (30e journée de Ligue 1)
26/04 : OL-Auxerre (31e journée de Ligue 1)
03/05 : OL-Rennes (32e journée de Ligue 1)
09/05 : Toulouse-OL (33e journée de Ligue 1)
16/05 : OL-RC Lens (34e journée de Ligue 1)





















