Le report du choc face au PSG bouleverse les plans du FC Nantes dans un moment critique pour sa survie en Ligue 1. Englués à la 17e place, les Canaris voient leur calendrier chamboulé et leur entraîneur, Ahmed Kantari, contraint d’accepter une nouvelle donne imposée par la course à l’Europe du PSG. À la veille de la réception déjà décisive d’Angers, l’ambiance oscille entre adaptation forcée et frustration retenue à Nantes.
Un calendrier chamboulé par la demande du PSG
Initialement prévu entre le week-end du 13 mars, le déplacement du FC Nantes au Parc des Princes n’aura finalement lieu que la semaine du 20 avril. La raison ? La Ligue de Football Professionnel a donné suite à la demande du PSG, cherchant à préserver ses forces entre les deux actes de son huitième de finale européen face à Chelsea. Si l’accord des dirigeants nantais a rendu la décision officielle, à Nantes, ce bouleversement ne fait pas l’unanimité, alors que le club se bat pour sa survie en championnat.
Ce report intervient dans une période déjà dense, avec deux finalement deux trêves qui s’invitent dans l’agenda, complexifiant la préparation. L’équipe d’Ahmed Kantari doit désormais composer avec ce décalage inattendu, alors que chaque semaine compte dans la lutte pour éviter la relégation.
Kantari fataliste : “On doit s’adapter, on n’a pas le choix”
Face aux micros, Ahmed Kantari n’a pas masqué un certain fatalisme : “Est-ce que l’on a vraiment le choix ?” a-t-il glissé, soulignant la lassitude d’un club qui subit les décisions sans réellement pouvoir peser. Déjà reporté la saison dernière, PSG-Nantes redevient un rendez-vous imposé par le calendrier européen des Parisiens, à la différence près que l’urgence, cette fois-ci, est bien du côté nantais.
Pragmatique, le coach a assuré vouloir “se concentrer sur les choses sur lesquelles on peut agir”, à commencer par le match à venir. “Notre métier, c’est l’adaptation”, insiste-t-il, assumant devoir gérer un groupe en tension malgré son sourire apparent. Pointant l’inertie face à une situation décidée en dehors du sportif, il ajoute : “Mon rôle est de mettre les joueurs dans les meilleures dispositions. Je ne veux pas agir sur les choses sur lesquelles je ne peux pas avoir d’impact.”
Sur X, les supporters, nantais ou même d’autres clubs, sont unanimes et comprennent parfaitement la position de Kantari. « Il a tout dit » ou encore « CQFD » peut-on lire le réseau social. Une triste preuve que le PSG a tous les droits pour faire ce qu’il veut.
Le sprint du maintien s’intensifie pour le FC Nantes
La pression ne faiblit pas sur un Nantes mal en point, désormais poussé à réorganiser sereinement son enchaînement de matches déterminants. Angers, Strasbourg, puis des défis décisifs à Metz et à Auxerre : lors des prochaines semaines, chaque point comptera. La moindre faille pourrait s’avérer fatale dans ce sprint final pour éviter la descente vers la Ligue 2.
Avec un groupe auquel il doit insuffler confiance et concentration, Ahmed Kantari sait que l’enjeu est de taille et la marge de manœuvre infime. Les dirigeants nantais cherchent même, en coulisse, à anticiper l’avenir du banc, comme le révèle la pression sur Ahmed Kantari et recherches du successeur par les dirigeants dans ce contexte sous tension.
Au terme d’une semaine à haute tension, le FC Nantes aborde sa mission maintien avec un calendrier bousculé et une obligation d’adaptation permanente. Devant cette contrainte imposée, Ahmed Kantari et ses hommes n’ont d’autre choix que d’avancer, déterminés à prouver sur le terrain qu’ils ont leur mot à dire dans la dernière ligne droite du championnat.
Ahmed Kantari se positionne contre le report de Nantes-PSG : "Est-ce qu'on a vraiment eu le choix ? On aurait préféré jouer." pic.twitter.com/ehXbkTfysZ
— RMC Sport (@RMCsport) March 6, 2026





















