PSG : Luis Enrique grince des dents après le tirage de la Ligue des Champions

Luis Enrique n’a pas masqué sa frustration après le tirage au sort de la phase de groupes de la Ligue des Champions, un nouveau coup dur pour un PSG déjà marqué par un parcours semé d’embûches la saison passée.
Un groupe redoutable pour Paris
Le sort ne s’est clairement pas montré tendre avec le Paris Saint-Germain. Les Parisiens hériteront cette année d’un groupe particulièrement corsé, avec pour adversaires majeurs Bayern Munich, FC Barcelone, Atalanta, Leverkusen, Tottenham, Sporting, Newcastle et Athletic Bilbao.
Difficile, dans ces conditions, de rester optimiste : ce tirage a même été qualifié d’un des plus coriaces du tournoi, au coude-à-coude avec celui du Bayern Munich. Un tirage qui rappelle cruellement à Luis Enrique le scénario de la saison précédente, déjà jugé éprouvant, conclut par une qualification arrachée de justesse lors de la phase de groupes.
Ce contexte pèse bien sûr sur les ambitions parisiennes et l’entraîneur espagnol n’a pas tardé à exprimer son mécontentement, confirmant que la route vers les huit premiers s’annonce vertigineuse.
Il va retrouver le FC Barcelone
D’entrée, Luis Enrique a tenté une pointe d’humour : « Si au prochain tirage, c’est la même chose, c’est que le bouton de l’ordinateur ne marche pas ! » Mais le ton est vite redevenu grave. Pour lui, ce nouveau format aux adversaires hétérogènes est un vrai piège, d’autant plus que chaque formation suit un calendrier différent.
Selon le coach, “il n’y a plus aucune rencontre facile” pour le PSG cette saison. Même la légère chance d’être placé dans un chapeau 2 favorable n’a pas suffi à compenser des adversaires surpuissants issus des autres niveaux. Tout en reconnaissant que son équipe a le potentiel pour se hisser dans le Top 8, il insiste sur l’extrême difficulté du challenge. « Il n’y a aucun match facile, aucune équipe facile dans notre calendrier. On a eu un peu de chance dans le chapeau 2 mais on a pris les équipes les plus difficiles du chapeau 1, 3 et 4. Ca sera difficile d’être dans les 8 premiers. Nous pouvons le faire mais ce sera très difficile.«
Cette grogne traduit bien la tension ressentie au sein du groupe parisien alors que l’enchaînement des rencontres s’annonce dantesque, un élément clé pour figurer dans l’élite européenne.
Au-delà de la compétition, il y a aussi l’émotion du retour. Affronter les Blaugrana, c’est replonger dans son passé d’entraîneur et de joueur du Barça. Si Luis Enrique qualifie ce match de “spécial”, il concède toutefois que ce tirage provoque “un sentiment difficile à évaluer”.