Saidou SowCredit Photo - Icon Sport
par Laurent HESS
JEUNE

ASSE : Saidou Sow, dur dur l'après-Puel !

Dans sa biographie, Claude Puel a dit le plus grand bien de Saidou Sow, qu'il avait lancé chez les pros il y a deux ans. Mais l'international guinéen est dans le dur à l'ASSE depuis le départ du Castrais...

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Saidou Sow n'est plus vraiment en odeur de sainteté à l'ASSE. A 20 ans, l'international guinéen n'est plus réapparu en L2 depuis sa prestation catastrophique à Valenciennes (2-2), le 27 août dernier, où sa glissade avait provoqué le penalty de l'égalisation nordiste. Aujourd'hui, l'ancien pensionnaire du centre de formation ne fait plus figure que de 6e option en défense centrale dans la hiérarchie de Laurent Batlles, derrière les recrues Anthony Briançon, Jimmy Giraudon et Léo Pétrot, et derrière Abdoulaye Bakayoko et Mickaël Nadé. Un déclassement que Sow doit à la fois à ses difficultés sportives et à des soucis extra-sportifs, à en croire le club, resté toutefois assez secret là dessus. Une trajectoire qui peut surprendre et qui montre qu'en football, tout peut aller très vite dans un sens comme dans l'autre. Car il y a deux ans, à l'automne 2020, Sow débarquait de nulle part. Claude Puel l'avait lancé dans le grand bain un soir de défaite à Lens (0-2), alors qu'il ne jouait qu'en U19 et qu'il ne faisait pas partie un an plus tôt de la génération qui avait remporté la Coupe Gambardella sous la houlette de Razik Nedder.
 

Depuis le départ de Puel, il a joué 2 matches avec Dupraz, 3 avec Batlles...
 

Une ascension fulgurante sur laquelle Puel est revenue dans son livre, « Libre », paru jeudi dernier aux éditions Solar. « J'assistais à une opposition entre la réserve et les U19, Saidou évoluait avec les plus jeunes, mais sa facilité à gagner les duels, son gabarit, sa lecture et son anticipation sur les phases défensives étaient déjà marquantes. Immigré de Guinée avec sa maman, il avait connu très jeune la misère. Son parcours de vie, très difficile, lui avait forgé un caractère. Saidou avait obtenu le baccalauréat avec deux ans d'avance. Son intelligence lui permettait de comprendre et de progresser très vite. Sa réussite, il ne la devait qu'à lui-même. » Et au Castrais d'ajouter, très élogieux... « Son ascension, son passage des U19 au groupe pro en sautant la case réserve, lui permettait d'être appelé aussi jeune en équipe nationale de Guinée. Saidou était une éponge et un plaisir à entraîner. De par ses blessures et des cas de Covid dans l'équipe, il obtenait des temps de jeu et son match de championnat à Paris où il dominait son sujet et s'imposait à l'armada de talents offensifs parisiens, montrait un très gros potentiel en devenir. Cette promotion fulgurante ne l'avait pas changé, il restait toujours respectueux, à l'écoute et débordant de plaisir d'apprendre. » Apparu à 15 reprises en 2020-21, Sow avait disputé 14 matches la saison dernière (2 buts, 1 passe décisive). Mais après la départ de Puel, sa participation à la CAN et une blessure à la cheville, il n'avait quasiment pas été utilisé par Pascal Dupraz (2 matches seulement lors de la deuxième partie de saison, pour deux défaites à Nice et contre Reims, en mai).

Pour résumer

Dans sa biographie, Claude Puel a dit le plus grand bien de Saidou Sow, qu'il avait lancé chez les pros il y a deux ans. Mais l'international guinéen est dans le dur à l'ASSE depuis le départ du Castrais : il n'a joué que 5 matches...

Laurent HESS
Rédacteur
Laurent HESS

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